Mercredi 25 mars 2009
Comme je m'en doutais, le mois de mars a été fort actif, me permettant de faire le point sur la suite à donner à ma vie. Le travail m'a amené à passer du temps à Vancouver, Seattle et Montréal, afin de reprendre la température de ces villes, explorer les possibilités, sentir mon intuition vibrer ou non au gré des voyages. J'ai parcouru les offres d'emploi de France et du Canada, en espérant sentir une flamme se réveiller en moi, responsable de structure culturelle dans les Alpes, conseillère ressources humaines à Parcs Canada, directrice des opérations dans une association communautaire?

Comme mon séjour à Vancouver était lié à une conférence sur le développement de carrière, j'ai eu tout le loisir de confronter ma vie professionnelle qui actuellement ne me comble pas, et de retourner la question sous tous les angles. Ma collègue Hannah qui s'y trouvait avec moi fut une belle compagnie pour des soirées placées sous le signe des plaisirs culinaires et des balades interminables sur les bords de l'océan Pacifique. J'ai profité de la fin de semaine pour me rendre à Seattle, voir les trois petits garnements avec lesquels j'avais fait de belles chasses au trésor l'an dernier. Je m'y suis rendue avec mon amie vancouveroise Maryse et son acolyte Leslie, pour un covoiturage de choc. Moi qui allait pouponner, l'une qui allait déguster les vins des cépages alentours de Portland, et enfin la dernière qui partait méditer dans un temble zen japonais. Bref ce fut une équipe de choc qui faisait sourire les douaniers! Bilan des courses, Vancouver est une ville magnifique, mais à la politesse bien trop anglo-saxonne pour me remuer les tripes.

Campagne de promo concoctée par ma collègue et moi pour présenter l'emploi au Yukon
lors du salon de l'emploi de Montréal

La semaine dernière, ce fut le tour de Montréal, où j'étais allée présenter le Yukon dans le cadre du Salon de l'emploi. 25.000 visiteurs, une belle couverture média de l'emploi au Yukon - il faut dire qu'entre McDonald's et les centres d'appels, notre promotion du Yukon en faisait rêver plus d'un - je me suis retrouvée avec un article dans la Presse, journal québécois, qui vantait mes talents de vendeuse... Moi qui ai toujours rejeté le côté vendeuse qui est en moi, j'ai trouvé ça plutôt flatteur!

Une fois le boulot terminé, j'ai profité de quelques jours de détente, retrouvé l'ami Antonin et ses acolytes que je viens visiter maintenant depuis 10 an dans cette ville. J'ai flâné dans les rues quasi-nettoyées de tout signe de l'hiver, acheté une belle collection de disques, dont la majorité au label Constellation, où une fois de plus il n'est sorti que du beau ces dernières années. J'ai retrouvé tout le réseau de connaissances que j'ai construit visite après visite, et profité de belles soirées autour de bons repas, devant un film d'Ozu, ou encore pour bouger mon corps avec plaisir. Je m'y suis sentie bien, tout simplement, et ai fait des rencontres qui pourraient aboutir à des possibilités professionnelles fort intéressantes.

Vous l'aurez bien compris, je pense que c'est vers Montréal que je prendrais la route, mais pas avant de m'être impreignée encore quelques temps dans les splendeurs du Yukon. Maintenant libre comme l'air, je compte bien profiter de toutes les occasions pour randonner ou pagayer en compagnie de toutes les belles personnes qui m'entourent dans le grand Nord.

Inutile de tourner autour du pot, j'aime baigner dans la culture, et surtout dans la création indépendante et alternative. Pas étonnant que j'aie du mal à trouver ma place au Yukon, car mon expérience et mon savoir-faire en ce domaine n'y servent à pas grand chose! Et je sais maintenant que l'amour des grands espaces ne remplace pas un accomplissement professionnel, on passe trop de temps au boulot pour ne pas y vivre une passion. Je ne dis pas que les paysages grandioses du nord ne vont pas me manquer, mais j'en connais désormais le chemin, rien ne m'empêchera d'y retourner quand l'envie s'en ressentira.

La Steph reprends du poil de la bête, le nettoyage de printemps c'est surtout en moi que je l'ai fait, et ça me permet d'y voir tellement plus clair! Mon besoin d'explorer le champ des possibilités m'amène parfois à me casser la binette, mais je suis suffisemment enthousiaste et bien entourée pour ne pas rebondir vers de nouvelles aventures. J'avoue que cette fois ça ressemble un peu à un redémarrage en côte, avec tout ce que j'ai à reconstruire, mais je sais que j'en ressortirais un peu plus forte, et un peu plus libre encore!

Par Stephanie Chevalier - Publié dans : Ma p'tite vie
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